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Pour le dernier meeting de sou tien à Jacques Perrin, l’UMP
avait mis le paquet, mercredi soir à la salle des fêtes
du Plessis.
Tous les parlementaires du sud 92 étaient là à commencer
par Philippe Pémezec, également maire des lieux,
Jean-Pierre Schosteck, George Siffredi. Si cela ne suffisait pas,
Patrick Ollier député de Rueil et Isabelle Caullery,
député européen et caution féminine à la
tribune, étaient là aussi. Arrivé le premier,
Charles Pasqua suivi de Jean-Paul Dova n’ont pas manqué le
rendez-vous, ni Jacques Gautier maire de Garches, ni même
le maire voisin de Wissous et vice-président des Hts de
Bièvre, Richard Trinquier. Malgré ce plateau, les
amis de M. Perrin attendaient encore quelqu’un avec impatience.
Nicolas Sarkozy, battu en “rappels” sur l’estrade
comme pour recevoir un « César d’honneur » pour
l’ensemble de son oeuvre, pourtant précoce. Le ministre
arrivait enfin, tout droit du XVIIéme où il était
allé soutenir un autre UMP Patrick Stéfanini, à Paris.
En attendant, Philippe Pèmezec , dans un duo improvisé avec
Charles Pasqua, chauffait la salle “Soyez sage, M. le ministre
!” lançait le maire du Plessis alors que “Charles” essayait
de lancer une ola en scandant “Perrin ! Perrin !” tandis
que lui tentait désespérément de dresser le
portrait de son 1er adjoint, présenter comme “l’homme
de l’ombre, le compagnon de route à qui je dois toutes
mes victoires”. “Avec Jacques au conseil général,
a poursuivi le député, nous formerons le tandem qui
permettra au canton de recevoir le levier des subventions”.
Au milieu d’une phrase, un brouhaha interrompait le discours
du maire. “C’est Nicolas !” qui expliqua aussitôt
les raisons de son retard : “A cette heure, je devrais être à l’Assemblée.
Même Cécilla dans la voiture m’a dit que j’avais
tord d’aller au Plessis. Mais pour Philippe que ne ferais-je
pas ? ” Car l’ancien, maire de Neuilly semble éprouver
une réelle proximité avec le maire du Plessis “en
qui je me reconnais lorsque j’étais plus jeune”.
M. Sarkozy, sur un ton plus grave, s’est ensuite adapté à son
auditoire dans un discours sans notes en fustigeant “les
barbares qui lancent des avions remplis d’innocents sur des
tours, les barbares qui violent dans les cités ou qui agressent
les vieilles dames. Devant ces comportements il n’y a rien à expliquer
comme l’ont fait certains dans les colloques pendant des
années, Il n’y a qu’à punir ! ”
Sachant
les sympathisants de M. Pemezec sensibles au sujet du FN, le ministre
de l’intérieur s’est avancé : “Ca
ne sert à rien de condamner le FN quand on n’est pas
capable de mettre en oeuvre la politique que vous attendez. Si
on fait des progrès dans la lutte contre la délinquance,
les électeurs reviendront vers nous”.
Jean-Pierre Dubois
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