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Première Heure
vendredi 24 janvier 2003
Venu soutenir Jacques Perrin au Plessis-Clamart
Sarkozy: “Face aux barbares, on n’explique pas, on puni ! ”

Pour le dernier meeting de sou tien à Jacques Perrin, l’UMP avait mis le paquet, mercredi soir à la salle des fêtes du Plessis.

Tous les parlementaires du sud 92 étaient là à commencer par Philippe Pémezec, également maire des lieux, Jean-Pierre Schosteck, George Siffredi. Si cela ne suffisait pas, Patrick Ollier député de Rueil et Isabelle Caullery, député européen et caution féminine à la tribune, étaient là aussi. Arrivé le premier, Charles Pasqua suivi de Jean-Paul Dova n’ont pas manqué le rendez-vous, ni Jacques Gautier maire de Garches, ni même le maire voisin de Wissous et vice-président des Hts de Bièvre, Richard Trinquier. Malgré ce plateau, les amis de M. Perrin attendaient encore quelqu’un avec impatience. Nicolas Sarkozy, battu en “rappels” sur l’estrade comme pour recevoir un « César d’honneur » pour l’ensemble de son oeuvre, pourtant précoce. Le ministre arrivait enfin, tout droit du XVIIéme où il était allé soutenir un autre UMP Patrick Stéfanini, à Paris.

En attendant, Philippe Pèmezec , dans un duo improvisé avec Charles Pasqua, chauffait la salle “Soyez sage, M. le ministre !” lançait le maire du Plessis alors que “Charles” essayait de lancer une ola en scandant “Perrin ! Perrin !” tandis que lui tentait désespérément de dresser le portrait de son 1er adjoint, présenter comme “l’homme de l’ombre, le compagnon de route à qui je dois toutes mes victoires”. “Avec Jacques au conseil général, a poursuivi le député, nous formerons le tandem qui permettra au canton de recevoir le levier des subventions”.

Au milieu d’une phrase, un brouhaha interrompait le discours du maire. “C’est Nicolas !” qui expliqua aussitôt les raisons de son retard : “A cette heure, je devrais être à l’Assemblée. Même Cécilla dans la voiture m’a dit que j’avais tord d’aller au Plessis. Mais pour Philippe que ne ferais-je pas ? ” Car l’ancien, maire de Neuilly semble éprouver une réelle proximité avec le maire du Plessis “en qui je me reconnais lorsque j’étais plus jeune”. M. Sarkozy, sur un ton plus grave, s’est ensuite adapté à son auditoire dans un discours sans notes en fustigeant “les barbares qui lancent des avions remplis d’innocents sur des tours, les barbares qui violent dans les cités ou qui agressent les vieilles dames. Devant ces comportements il n’y a rien à expliquer comme l’ont fait certains dans les colloques pendant des années, Il n’y a qu’à punir ! ”

Sachant les sympathisants de M. Pemezec sensibles au sujet du FN, le ministre de l’intérieur s’est avancé : “Ca ne sert à rien de condamner le FN quand on n’est pas capable de mettre en oeuvre la politique que vous attendez. Si on fait des progrès dans la lutte contre la délinquance, les électeurs reviendront vers nous”.

Jean-Pierre Dubois

 
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